L’électrosensibilité

Désintoxiquez-vous
 Un nombre croissant d’experts en CEM affirment que l’électrosensibilité peut être déclenchée par les implants de métal et l’empoisonnement aux métaux lourds. Le mercure dentaire peut même être libéré par les ondes émises par les cellulaires et les rayonances magnétiques, selon une étude iranienne publiée en 2008. « Le syndrome des amalgames dentaires est une cause majeure d’électrosensibilité, selon l’Australien Don Maisch Ph.D.. On a émis l’hypothèse que les amalgames de mercure agiraient comme des micro-antennes ; quand l’utilisateur est assis devant un écran cathodique, il se produit des altérations de courant électrique dans la bouche (électrogalvanisme) qui peuvent nuire à la santé. On a démontré que l’électrogalvanisme accélère la libération du mercure des amalgames. »

La détoxification est également essentielle; il faut se débarrasser des amalgames dentaires, de la nourriture toxique et des expositions au travail. Tout comme les pesticides, les radiofréquences sont neurotoxiques. »

Le groupe de travail BioInitiative est composé de 29 experts indépendants qui ont passé en revue 1 800 études publiées depuis 2007 sur le rapport entre les CEM et la santé. Ils affirment que la prépondérance de la preuve indique que les expositions très en deçà des standards de sécurité publique peuvent augmenter le risque de nombreuses maladies et conditions, du cancer du cerveau et de la leucémie aux maladies cardiaques et neurologiques, en passant par l’infertilité, l’autisme et l’électrosensibilité, en particulier chez les utilisateurs fréquents d’appareils sans-fil. Par exemple, les standards sont de 1000 à 10 000 fois plus élevés que les niveaux maintenant communément rapportés comme déclencheurs d’effets biologiques, d’après le groupe BioInitiative dont fait partie l’ingénieur électrique Yury Grigoriev, président du Comité national russe sur la protection des radiations non ionisantes.

La médecine moderne est encore à débattre des origines des symptômes d’électrosensibilité tels que les maux de tête, l’insomnie, les troubles cutanés et les acouphènes (bourdonnements d’oreilles).

Mais d’autres études, par exemple celles du chirurgien cardiaque Dr William J. Rea, du Texas, de l’écotoxicologue Magda Havas Ph.D., professeure agrégée à l’université de Trent en Ontario, et du biophysicien Andrew Marino Ph.D., professeur de neurologie, de chirurgie orthopédique ainsi que de biologie cellulaire et d’anatomie à l’Université de Louisiane, ont conclu que les champs électromagnétiques sont effectivement des déclencheurs de symptômes d’électrosensibilité.

 « L’électrosensibilité n’est pas une phobie », nous a affirmé en entrevue le gastroentérologue Roy Fox, professeur de gériatrie et expert en médecine environnementale à l’Université de Dalhousie à Halifax, Nouvelle-Écosse. « Quand le système nerveux est dans un état d’excitation élevée, en réaction à l’environnement, on interprète cela comme de l’anxiété, relate le Dr Fox, qui est directeur médical du Service de soins intégrés des maladies chroniques, un centre financé par des fonds publics qui se spécialise dans le traitement des patients souffrant des conditions chroniques complexes telles que le syndrome de fatigue chronique et les sensibilités environnementales. Mais lorsque vous tombez malades et que tout ce à quoi vous êtes exposés aggrave votre condition, vous devez réduire vos expositions environnementales de façon à ce que le corps puisse récupérer. Nous enseignons à nos patients comment réduire les expositions chimiques et électromagnétiques et alors leur état de santé s’améliore. »

Certains médecins québécois sont conscients des effets biologiques des CEM. « L’une de mes patientes souffrait de rosacée sévère, la peau de son visage brûlait et pelait sans aucune amélioration avec les médicaments ou les crèmes que je prescrivais, raconte la dermatologue montréalaise June Irwin, qui pratique à Pointe-Claire. Finalement, elle a découvert que c’est parce qu’elle lisait beaucoup de livres sur une tablette iPad en ligne via le Wi-Fi, et à cause de la crème à base de cortisone qu’elle utilisait. Finalement, cinq ou six jours après avoir cessé d’utiliser le iPad, sa condition cutanée s’est améliorée de 90 %. »

Le rapport BioInitiative conclut sans équivoque : « Un usage vigoureux du principe de précaution et des avertissements clairs de santé publique sont nécessaires dans l’immédiat pour prévenir une épidémie mondiale de tumeurs du cerveau due à l’usage des appareils sans-fil. » En fait, l’épidémie a peut-être déjà commencé, selon le London Daily Mail du 24 avril 2012 : le taux des tumeurs du lobe temporal et frontal a grimpé de 50 % (de 2 à 3 personnes par 100 000) entre 1999 et 2009, selon l’Office britannique des statistiques nationales. De plus, « les données de l’Université Segalen de Bordeaux démontrent une augmentation annuelle de 1 à 2 % du cancer du cerveau chez les enfants ».

Des niveaux plus sûrs
C’est pourquoi le groupe de travail BioInitiative recommande de limiter à 1 milligauss (mG) – ou 0,1 microtesla sur l’échelle métrique – l’exposition moyenne sur 24 heures aux champs magnétiques de 60 Hz afin de protéger les enfants et les femmes enceintes. Santé Canada adhère à la limite internationale de 1 000 mG qui ne considère que les effets aigus et non les effets à long terme comme le cancer. En plus de la leucémie, ces champs magnétiques sont aussi soupçonnés de causer des maladies neurologiques ainsi que les cancers du cerveau et du sein. Ceci notamment en stoppant la production par la glande pinéale de l’hormone du sommeil, la mélatonine, un antioxydant très puissant qui freine la croissance des tumeurs.

Aucune limite d’exposition internationale n’a été établie pour les champs électriques (CÉ) de très basses fréquences, car on les a peu étudiés. mais la surexposition a aussi été reliée à des effets sur la santé, comme un risque accru de leucémie chez les enfants et les travailleurs de l’électricité, d’infections (aussi causées par l’électricité statique), les mutations, etc. Pour sa part, l’Institut de bau-biologie et d’écologie recommande de limiter à 1 volt par mètre l’exposition chronique aux Cé de 60 Hz.

Pour le sans-fil, le groupe BioInitiative recommande une limite de 0,1 microwatt par centimètre carré ou 0,614 volt par mètre pour l’exposition cumulative sur 24 heures aux radiofréquences pulsées à l’extérieur, ce qui équivaut à une exposition à l’intérieur aussi basse que 0,01 microwatt par centimètre carré. Pour obtenir ce niveau d’exposition cumulative, il faut éviter les équipements sans-fil autant que possible, surtout la nuit quand le corps a besoin de reposer et de se régénérer. Ainsi, le parlement européen recommande de réduire l’exposition aux CEM à des niveaux aussi bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre par des mesures simples et abordables, comme l’ont recommandé plusieurs pays. Par exemple, la Grande-Bretagne, l’Autriche et l’Allemagne ont recommandé d’utiliser les connexions internet filaires au lieu du Wi-Fi, de limiter aux urgences seulement l’usage du téléphone cellulaire par les adolescents et d’interdire son usage aux enfants.

 Évitez ou modérez votre usage d’appareils sans-fil
La meilleure chose à faire pour réduire votre exposition aux radiofréquences, selon Magda Havas, est de remplacer vos équipements sans-fil par la technologie filaire. Les sources de RF sont innombrables : antennes de cellulaires et de rediffusion, dont celles situées sur les toits d’édifices, les téléphones sans-fil et cellulaires, le Wi-Fi, les moniteurs pour bébé, les jeux sans-fil, les imprimantes, etc. « Le gouvernement est ridiculement permissif», déplore Magda Havas.

 

electromagnetichealth.org

Après un récent témoignage dans un procès tenu à Montréal, celle-ci a rapporté que Santé Canada a admis que la ligne directrice de son Code de sécurité 6 pour l’exposition aux RF ne tient compte que des effets aigus résultant de l’échauffement des tissus humains. Les impacts à long terme tels que le cancer du cerveau, les problèmes de fertilité ou les maladies neurologiques et cardiaques ne sont pas pris en considération. Les tests effectués pour établir le Débit d’absorption spécifique (DAS) des RF en provenance des téléphones cellulaires sont réalisés avec une tête en plexiglas, en simulant un homme de 91 kilos (200 lbs), d’une taille de 1 m 80 (6 pi), pour 6 minutes d’utilisation.

Par ailleurs, notez que la plupart mais pas tous les contrôles à distance de téléviseurs émettent des ondes infrarouges plutôt que des RF. « Ils dégagent de la chaleur durant une fraction de seconde, ce n’est pas un gros problème », explique Havas.

11. Minimisez et blindez les RF
À défaut d’utiliser un téléphone filé, Magda Havas fait les recommandations suivantes pour réduire votre exposition au rayonnement d’un cellulaire : « La meilleure chose à faire est d’utiliser le mode haut-parleur et de ne pas tenir l’appareil dans votre main. Je ne recommande pas les écouteurs à fil car ils agissent comme des antennes et irradient tout le long de votre corps. De plus, ils sont de mauvaise qualité et brisent facilement. Le deuxième choix est l’écouteur

 

Bluetube qui transmet le son dans l’air à travers un tube de caoutchouc. Quand votre téléphone n’est pas en usage, le mode avion l’éteint et réduit les émissions de RF au plus bas niveau accessible sans enlever la batterie (chose souvent impossible). Autrement, un téléphone cellulaire communique constamment avec les antennes environnantes. Ne le mettez jamais dans votre poche, dans votre ceinture ou votre soutien-gorge. On aurait trouvé davantage de tumeurs du sein chez les femmes qui le rangent à cet endroit. » 

Le mercure est non seulement émis par les cheminées industrielles mais aussi par les amalgames dentaires.

« Les amalgames dentaires à base de mercure [à 50%] peuvent créer des courants électrolytiques entre les obturations contenant différentes mixtures de métaux ou entre les obturations et les tissus environnants, explique le physicien britannique Cyril W. Smith, ex-conférencier sénior à l’Université de Salford. On a vu des patients avec des taches noires sur le palais causées par la migration du mercure. Les contacts d’amalgame à tissus pourraient détecter des fréquences environnementales telles que des transmissions radio, tout comme les postes à galène (poste à cristal). On a même signalé le cas d’un dentiste qui a entendu de la musique dans la bouche d’un patient! Les fréquences dues à la toxicité du mercure et celles d’un téléphone mobile causent malheureusement un stress à la branche parasympathique du système nerveux autonome. »

C’est pourquoi Magda Havas dit qu’il est prioritaire de simultanément réduire votre exposition aux CEM tout en améliorant votre résistance corporelle. « Vous devez renforcer votre système immunitaire en comblant vos besoins spécifiques.

La détoxification est également essentielle; il faut se débarrasser des amalgames dentaires, de la nourriture toxique et des expositions au travail. Tout comme les pesticides, les radiofréquences sont neurotoxiques. »

Un mot de prudence : pour éviter d’être exposé aux dangereuses vapeurs de mercure durant l’enlèvement des amalgames, choisissez un dentiste ‘’biologique’’ formé et certifié par l’Académie internationale de médecine et toxicologie dentaire (IAOMT), recommande le médecin américain Joseph Mercola qui a subi de graves dommages rénaux aux mains d’un dentiste conventionnel.

L’IAOMT, qui fut présidée par le dentiste québécois Pierre Larose en 2007-2008, explique sur son site web : « Les vapeurs de mercure se dégagent continuellement des amalgames dentaires et s’accumulent dans le corps avec le temps. Plusieurs études ont démontré que le mercure est l’élément non-radioactif le plus toxique sur terre et qu’il peut causer des effets physiques mesurables tels que les troubles d’apprentissage. Les dentistes ne doivent enlever les amalgames dentaires qu’avec un système de succion efficace, pour capturer les particules d’amalgames et les vapeurs de mercure, tout en fournissant au patient et au personnel une source d’air libre de mercure. »

 « Durant ma pratique avec les patients sensibles à l’amalgame et électrosensibles, j’ai rencontré environ 1200 patients et l’électrosensibilité était la plainte principale de 300 à 400 d’entre eux. Environ 50 % de mes patients se sentent mieux et plus résistants avec des injections de vitamine B12 – le mercure perturbe le transport de la vitamine B12 du sang vers le liquide céphalo-rachidien. Les patients électrosensibles qui sont aussi sensibles à la lumière ou l’ont déjà été, peuvent faire bon usage de PABA, acide para-aminobenzoïque. Durant la dernière année, j’ai compris l’importance des infections cachées et des métaux dissimulés dans les dents et les mâchoires pour la santé générale des patients de cette catégorie. Traiter ces infections et enlever ces métaux seraient nécessaire à la guérison de ces personnes. » Magda Havas